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 Histoire d'une mutante (Roleplay city of Heroes)

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Edelweiss
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MessageSujet: Histoire d'une mutante (Roleplay city of Heroes)   Mar 2 Mar - 5:45

Voici quelques textes retraçant la vie d'un personnage sur le jeu City of Heroes

dessins originaux de Blackpool
textes de Linda Mason
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Edelweiss
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MessageSujet: Re: Histoire d'une mutante (Roleplay city of Heroes)   Mar 2 Mar - 5:46




Alexandria – Minnesota – 1981

L’homme était assis sur un fauteuil en bois et cuir richement décoré. Paré de lunettes de vue et d’un costume gris clair, Il avait le nez plongé sur une pile de notes et factures, laissant tourner en sourdine un vieil album des comets.

John Mason était à la tête d’une imprimerie dans le Minnesota. L’entreprise fonctionnait plutôt bien, ce qui lui avait permis d’acquérir un splendide manoir de trois étages, un peu à l’extérieur de la ville, en direction de Morris.

Les domestiques avaient quittéla bâtisse bien des heures auparavant, le manoir était quasiment vide. John Mason était un homme plutôt grand, blond avec un sourire qui lui avait ouvert bien des portes par le passé. Non qu’il fût enclin à courber l’échine à tout bout de champ, mais il restait persuadé que quelques courbettes et compliments bien placés pouvaient rapporter plus gros qu’une attitude agressive – comme celle qu’adoptait généralement le co-propriétaire de l’imprimerie – au moment de signer un contrat juteux.

Le bureau de John était sommetoute assez sobre, une décoration en bois, dans des tons rouges et chauds, faisait la pièce particulièrement accueillante. De ci, de là étaient attachés au mur quelques cadres de divers diplômes de commerce et quelques photos de Sue et Linda, les deux êtres les plus chers que John ait jamais compté dans sa vie.


Alors que l’imprimeur sortait une cigarette du paquet posé sur le bureau, il lança un regard au cadre en face de lui. La photographie était simple : Sue, sa femme, se tenait juste devant lui, la tête un peu penchée sur le côté, un sourire tendre aux bords des lèvres ; dans ses bras elle tenait un bébé. John avait les deux mains posées sur les épaules de Sue, il regardaient tous deux leur enfant.

Sortant de sa rêverie, John Mason regarda sa montre, il était 21h36. Linda avait huit ans maintenant, et une fillette de huit ans se devait d’être couchée à cette heure là.

Madame Mason se tenait au salon. Un feu de cheminée crépitant réchauffait la pièce d’une douceur apaisante. Sue avait ramené ses jambes sur le canapé. A moitié allongée, ses chaussures posées minutieusement sur le sol, elle était occupée à lire un des derniers romans parus aux éditions de son époux.

John apparu à la porte qui donnait sur le couloir, cigarette à la main.
-Chérie, tu veux aller coucherLinda ?
Sue releva la tête de son livre, ses grands yeux bleus voilés derrière des lunettes de vue, puis acquiesça sans sourire. Son mari disparu aussitôt en direction de son bureau.
La jeune femme rangea soigneusement ses lunettes dans leur étui et posa celui-ci sur le livre dont elle avait marqué la page. Pieds nus, elle pris la direction des escaliers. La chambre de Linda se trouvait au second.

Sue Mason était une femme d’une grande beauté. John avait craqué à la première seconde où ils s’étaient croisés, en faculté de littérature. Ce soir, elle portait une robe blanche décolletée qui lui donnait l’air d’un ange. Sa longue chevelure blonde tombait en cascade sur ses épaules et son dos. Elle avait toujours soutenu et aidé son mari dans ses affaires, et John le savait. Ils étaient complices à la vie comme au travail jusqu’à l’accouchement.

Parfois, Sue se demandait si Linda était aimée par son père. Comme toute bonne mère américaine, elle se donnait corps et biens pour éduquer sa fille et la rendre heureuse. John ne la voyait-il que comme un obstacle dans son ascension sociale, comme elle le pensait parfois ? Depuis la naissance de Linda, Sue avait vu son mari s’éloigner progressivement, prétextant qu’il était maintenant le seul à subvenir à leurs besoins.

Sue posa ses pieds nus sur le parquet en bois du deuxième étage. Aucun bruit ne se faisait entendre de derrière la porte de sa fille…le sol était…froid.
La jeune femme regarda ses pieds. Le sol était anormalement froid, cela la frappa tout de suite. Même l’air était beaucoup plus frais qu’au premier. Pourtant la chaleur de la cheminée aurait du monter jusqu’ici.

Regardant une dernière fois en bas de l’escalier, la jeune blonde se dirigea hâtivement vers la chambre. Elle avait une mauvaise intuition. Sa main se referma sur la clenche en fer doré…toute aussi froide que le sol.
Elle entra…et hurla le nom de son mari.

Le cri strident qu’il venait d’entendre le fit se lever comme un ressort. John bouscula son siège et sorti en trombe de son bureau.
-John, vite ! Vite !
Sue criait, quelque chose de grave était arrivé. L’homme d’affaire se rua dans le salon, puis dans l’escalier.
Jamais il ne l’avait gravi aussi vite, il manqua de tomber dans sa
précipitation.
La porte de la chambre de la petite était grande ouverte. John s’arrêta net sur le pas de la porte, contemplant un phénomène qu’il n’aurait jamais pensé sous de telles latitudes.

Bouche entrouverte, il resta
quelques secondes à détailler l’antre de Linda, sa fille…Une couche de givre
recouvrait les murs et le plafond…et le froid ! Il n’avait pas senti le courant d’air froid jusque là. Il réalisa seulement que la température dans cette chambre ne devait même pas dépasser zéro.
Comment la chambre avait-elle pu geler ?
-Sue !
Sa femme était agenouillée sur le sol, dans ses bras, la tête tombante – tel un cadavre – elle tenait Linda.
La petite fille avait les yeux grands ouverts. Ses magnifiques pupilles bleues
qu’elle avait volées à sa mère pointaient le vide, le néant.


Sue Mason regarda son mari, les
yeux emplis de larmes abondantes et bredouilla :
-Elle est…morte…



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