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 La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents

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Gandor
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MessageSujet: La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents   Sam 20 Déc - 23:37

Il y a fort longtemps, dans un petit royaume perdu, naissait un groupe de hardi chevaliers, baptisés DCSC (Disciples du Clan des Semi-Croustillants) ! Ces valeureux guerriers reconnus d'avantage pour leur descente que pour leurs faits d'armes s'embarquèrent bien vite dans des aventures rocambolesques et totalement idiotes !!
Voici la première.


La légende de la Quête de l’Ogre de la Pierre des Quatre Vents.

DCSC présents : Armand, Audrey, Arthuval, Patanouc, Dyde, Rallen.

La Quête de l’Ogre de la Pierre des Quatre Vents semblait imminente. L’équipe était ainsi constituée. Au QG, en charge de surveiller le stock de pain, il y aurait Blanchefesse, le Chevalier au Tamanoir. Sur le pied de guerre dès l’aube, se tiendraient : Armand, le Chevalier au Furet ; Audrey, le Chevalier au Renard ; Astéris, le Chevalier sans Totem ; Dyde, le Chevalier au Chat Sauvage ; Rallen, le magicien et Arthuval, le Chevalier au Cheval…
« Alors, je me permets de vous placer : en éclaireur, Armand. En deuxième ligne, Rallen… », annonça Arthuval.
À ces mots, Arthuval constata que Rallen semblait contrarié de se retrouver en deuxième ligne…
« Oui, mais on peut pas prendre le risque que vous nous lisiez des parchemins dans le dos… des fois que ce soit celui qui fait disparaître les pigus de devants… », ajouta-t-il.
Rallen resta dubitatif…
« Eh… mais mais mais att… att… a.. attention de pas me ba… ba… lan… balancer des… des… des sorts… su… su… sur la… lala… la tronche… quand… quand… quand même… », balbutia Armand.
Il réfléchit longtemps, puis affirma, plus sur de lui :
« Si, je sais, j’ai qu’à les balancer moi-même les sorts des parchemin, non ? »
Ce problème étant réglé, Arthuval poursuivit le placement des chevaliers :
« Ensuite, viendra Audrey, qui tirera des flèches, puis Astéris, Dyde, et finalement, votre serviteur, Arthuval. Moi, je me chargerai des tests de sécurité (un 360°) à chaque fois qu’on passera à côté d’un arbre… »
Afin de s’assurer que chacun avait bien retenu sa place, Arthuval se saisit d’un parchemin et dessina le plan du cortège. Il se garda bien de ne pas écrire, ne sachant pas si ses acolytes savaient tous lire… et de toute façon, il ne savait pas trop écrire…
« Chacun se tiendra prêt à l’aube ; ça veut dire entre 10h00 et 12h00… ben oui, il faut bien casser une petite graine avant le départ… ! », annonça-t-il.
Tous allèrent se coucher tôt, afin d’être en pleine forme pour la fameuse quête.
À 10h15, Armand et Audrey émergèrent des bras de Morphée. Ils trouvèrent un mot laissé par Rallen : C’est pas pour la ramener, mais moi le matin, je bosse… Alors le temps de terminer et de faire la vaisselle, il sera un bon 12h45… ceci dit, si ça vous arrange mieux comme ça, pas de problème.
La quête était programmée pour 12h45 (après la bouffe), ils étaient tous impatients : dans 2h30, ils partaient pour se taper un ogre !
Impatient, Armand cherchait à s’occuper : « Euh, si on faisait un cul de chouette pour passer le temps ? », proposa-t-il à Audrey.
« On peut faire un sloubi plutôt ? »
« On n’aura jamais fini à 12h45, faut voir… »
« Ouais, bon, cul de chouette alors… », concéda Audrey.
Dyde se leva ensuite et trouva les deux chevaliers attablés devant un tapis et trois dés.
« Ok, ben bon jeu, braves chevaliers que vous êtes, pendant ce temps-là, j’vais préparer le casse-dalle au cas où ça dure plus longtemps que prévu… »
Et Dyde partit cuisiner. Il revint quelques minutes plus tard, exaspéré, et tenant un imposant jambon à la main.
« Hé ! Qui a pris le pâté de chevreuil ?! Parce que franchement, un pain/cornichon/pâté de chevreuil sans pâté de chevreuil, c’est n’importe quoi !! »
« Désolée, j’au eu un petit creux cette nuit », répondit Audrey.
Arthuval arriva tout essoufflé sur ces entrefaites…
« Eh, mais qu’est-ce que vous glandez ? Vous n’êtes pas encore partis ? «
Il vit à cet instant le mot laissé par Rallen.
« Remarquez, tant mieux… J’étais un peu à la bourre ce matin… Ma boniche n’avait pas préparé le café et mon cheval n’avait pas fini son avoine… Bon, bref, c’est réglé… »
Il observa les joueurs en essayant de comprendre les règles… Puis, il chercha des yeux les autres chevaliers…
« Je me trompe, où il y en a qui ne se sont pas levés on plus ? »
« Notre magicien n’est pas encore là, ça fait au moins un », précisa Audrey.
« Je parie qu’il est encore en train de chercher ses affaires… Faut dire qu’avec tout son fatras… Et Astéris ? Il joue de la flûte ? », demanda Arthuval.
« Astéris est encore en train de pioncer je parie », ricana Audrey.
Arthuval s’installa à la table et regarda les deux joueurs s’affronter au cul de chouette. Au bout d’un moment, la partie étant visiblement terminée, Armand se leva et regagna à son tour la cuisine.
« Bon, là, c’est pas pour dire, mais il faudrait sérieusement songer à ranger les dés et à enfiler les armures… », déclara Arthuval.
« Faudrait peut-être attendre les autres, on va quand même pas s’amuser à zigouiller un ogre sans magicien… », dit Audrey.
« En même temps, on sait même pas s’il est efficace… Moi je dis qu’on attend encore Dyde et puis après, c’est marre, on y va ! », ajouta Arthuval.
« Ok, on fait comme ça. Et Armand il est passé où ? », s’enquit Audrey.
« Sûrement en train de becter… S’il est ponctuel c’est pas grave, il n’est pas encore 12h45… », répondit Arthuval.
« C’est pas faux », conclut Audrey.

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MessageSujet: Re: La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents   Sam 20 Déc - 23:38

Trente minutes plus tard, ni Dyde, ni Armand n’avaient réapparu et l’on restait sans nouvelle du magicien. L’attente devenait agaçante…
« Bon, ben qu’est-ce qu’on fait… On va quand même pas y aller à deux ? », demanda Arthuval.
« Ça y est, je suis là… Désolé, j’étais en affaire ! Eh ben ? Les autres sont en retard ? Qu’est-ce qu’on fait ? », dit Armand tout essoufflé.
« À trois, ça se tente… Moi je pense qu’il faut se mettre en route et puis, on sait jamais, les autres sont peut-être en chemin ? », proposa Arthuval.
« Que voulez-vous que je vous dise moi… on attend 30 minutes et puis on part ? », proposa à son tour Armand.
« Ils sont en chemin… ou alors ils se sont paumés… », dit Audrey.
« D’un côté, on peut demander à Merlin s’il peut nous passer des parchemins. Il est à côté avec le tavernier et j’ai pas l’impression que Perceval et Karadoc sont levés », expliqua Armand.
« Je suis d’avis qu’on se lance tout de suite, sinon après, on va empiéter sur le casse-dalle de 14h00 et ça va encore nous retarder… Autant démarrer et ensuite, lorsqu’on arrive du côté de la Pierre, on se restaure et on attend des renforts… », déclara Arthuval.
« Bon ben moi, je suis d’accord » dit Armand.
« Bon allez, on part ! On va pas rester là plantés comme des radis ! », s’écria Audrey.
« En plus il paraît que c’est un très joli coin, il y a juste un peu de vent ! », raconta Armand.
« Bon, c’est parti ! », cria Arthuval.
« On y va », renchérit Audrey.
Le trois chevaliers courageux se mirent en route pour la Pierre des Quatre Vents, espérant trouver du renfort en route…
Arthuval observa la carte :
« Le machin bleu sur la carte, c’est bien une rivière ? »
« Oui, c’est ça. Mais faut passer du côté où il y a les brebis qui passent ou du côté où il y a un rocher qui ressemble à une miche de pain ? », demanda Audrey.
« Quand on arrive à la rivière, il faut la longer et la traverser là où passent les brebis… Ensuite, on marche tout droit, le temps de manger un pain/jambon/saucisson/pâté, et on arrive à un croisement », expliqua Arthuval.
« Ouais, mais pour le casse-dalle en fait, il n’y a plus de pâté… », s’excusa Audrey.
« Moi, je suis pressé de bouffer… », marmonna Armand.
« Ah ben moi, j’ai attaqué là… On va pas se laisser mourir de faim quand même… Et puis un ogre, ça doit bien peser dans les 400 litre, alors mieux vaut faire le poids… », mâchonna Arthuval.
« Il a beau faire 400 litres, il est quand même con comme une pelle et arrêtez de bouffer pendant que je vous parle ! », s’énerva Audrey.
Arthuval se retourna pour regarder derrière eux :
« Moi je vois plus la taverne… On est vachement loin déjà… »
« Je suis déjà crevé », ajouta Audrey.
« Ouais c’est bon, moi je fais une pause ! », annonça Armand.
« Bonne idée, moi aussi », approuva Audrey.
« Ok, est-ce que l’un d’entre vous a pensé à prendre un kil de pif ? », demanda Arthuval.
Audrey répondit d’un air déçu :
« Ben non, c’est Dyde qui s’en occupait, alors comme il n’est pas là… »
« Moi non plus, désolé. Eh… je m’absente deux minutes, je reviens… », dit Armand.
Alors qu’ils faisaient une pause, Audrey entendit un bruit dans les fourrés. Elle se leva, prit son arme à la main et avança doucement… Elle vit alors : Patanouc ramassant des champignons !
« Audrey ? Que faites-vous là ? », demanda innocemment Patanouc.
Elle lui expliqua qu’ils étaient en route pour la Pierre des Quatre Vents.
Enthousiaste, Patanouc dit :
« C’est cool ! Je peux venir ? »
Arthuval fut ravi de voir arriver Patanouc :
« Ah ! du renfort ! Au fait, vous avez sûrement un ou deux kils de pif dans votre sac ? Nous on a pensé au pain et au singe, mais les bouteilles sont restées à la taverne… »

À quelques lieues de là… Rallen se leva en catastrophe. La lumière du soleil avait fini par avoir raison de son lourd sommeil…
« Que… ? Mais… ? Le soleil ? Si haut ? Aaaaaah, j’suis en retaard ! »
Il ramassa quelques affaires éparpillées dans son bazar, sans même prendre le temps de regarder de quoi il s’agissait, fourra le tout dans un grand sac et sortit de sa tente en courant. Alors qu’il tentait de rejoindre les autres, il réfléchissait à une excuse pour expliquer son retard.
« Ouf… pouf… han… C’est bon, il reste plus qu’à tourner le virage et j’y suis… »
Au moment où il tourna, il cria :
« AH ! ET NE REVIENS PLUS, SALE BÊTE ! C’est dingue hein ? Un gobelin vient de m’attaquer, et de me mettre en retard !!! »
Après avoir joué sa petite scène, il prit enfin le temps de regarder autours de lui… pour s’apercevoir qu’il venait de parler dans le vide :
« Grmllmgrlml… Mais où ils sont, tous ? Déjà partis ? OHÉ ! Y A QUELQU’UN ? Pff, va falloir que je les retrouve maintenant… »
Sur ce, il partit en grommelant rejoindre ses amis, en empruntant le chemin opposé à celui qu’il aurait du emprunter…

Pendant ce temps…
« J’ai bien pris un litre d’eau, parce que ramasser des champi ça donne soif mais j’ai déjà pas mal de champignons. En fricassée, c’est excellent », expliqua Patanouc.
« Dommage que je digère pas les champignons », s’excusa Audrey.
« Qu’à c’la ne tienne, vous pourrez vous faire une petite salade de saison avec les mets de dame nature », proposa Patanouc.
« De l’eau ??? Mais pourquoi faire espèce de malade ??? », s’écria Arthuval.
Arthuval n’en revenait pas… partir en mission sans une goutte de raisin fermenté… ça relevait de la folie… Il ajouta :
« Et si seulement notre magicien était là… Peut-être qu’il aurait un truc pour changer l’eau en vin ?? Raah, mais où il est resté fourré celui-là ? »
En prononçant ces paroles, il entendit un bruit de course venant d’en face d’eux…
« C’est vous, seigneur Armand ? »
Depuis le départ de ce dernier dans les fourrés pour un « truc à faire », personne ne l’avait revu…
« Je suis désolé, j’étais parti pour une cueillette, pas en excursion dans le grand nord breton. Mais en fait, qu’est-ce qu’il y a à votre pierre machin chose pour que vous partiez si nombreux et armés en plus ? », s’enquit Patanouc.
Audrey était de plus en plus sur les nerfs entre les chevaliers qui n’étaient pas venus en mission, celui qui s’était paumé dans les fourrés, le magicien qui n’était pas là et en plus, personne n’avait pensé à la picole :
« Notre première quête commence super bien, y a pas à dire. De quelle pierre vous parlez, seigneur Patanouc ? »
Arthuval commençait, lui aussi, à être excédé :
« Bon, alors, je ré-explique, mais après on y va… ça a déjà assez traîné. »
Arthuval ne voulait pas que cette quête finisse comme beaucoup d’autres. Il savait que de loin la GFC surveillait leurs agissements et se réjouirait d’une défaite…
« On va à la Pierre des Quatre Vents, dézinguer l’ogre du même nom, et lui prendre son trésor qui pourrait éventuellement être un stock de bouffe. »
« D’accord mais avant il faudrait peut-être retrouver Armand pour se remettre en chemin », proposa Patanouc.
« Ah, non, flûte, j’en ai ras la visière moi… Il courra pour nous rattraper !!! Vous, je sais pas, mais moi, j’y vais ! », s’énerva Arthuval.
Sur ce, Armand arriva en courant :
« Ça y est, pfou, j’ai apporté du vin, je suis allé à la taverne en courant. »
« Un petit coup de picole et j’y vais », s’exclama Audrey, soudain réjouie.
« Ah vous, Armand, on peut dire que vous savez vous faire pardonner !!! », renchérit Arthuval.
« Là, ça devient très intéressant. Attendez, l’ogre de la Pierre des Quatre Vents... », commença Patanouc.
Il essayait de se remémorer les indices que des vieux lui avaient filés dans de précédentes missions :
« Si… c’est pas très loin après la rivière où il y a des brebis et un caillou en forme de miche de pain. Eh, c’est pas celle là justement de rivière ? », demanda-t-il en montrant du doigt un petit cours d’eau en contrebas.
Arthuval pris une grande rasade de ce merveilleux liquide, puis dégaina son saucisson aux noisettes et, le brandissant devant lui cria :
« Allez ! Viens-là, ma mignonne… Tu verras ce que je leur fais, moi, aux ogres ! En avant fiers compagnons, que notre destinée glorieuse s’accomplisse ! »
Patanouc ajouta : « Et que le vin qui coule à présent dans nos veines nous aide à terrasser cette bête. On dirait bien qu’on va l’avoir notre magot. Hourra, hourra ! »
« Bon, c’est encore loin ? », demanda Audrey.
Arthuval observa le point que Patanouc leur montrait.
« Oui, vous avez raison, c’est la rivière là-bas », exulta-t-il.

Du côté de Rallen…
Au bout de quelques minutes de marche, Rallent finit par croiser une carriole de marchands. Complètement égaré, il tournait en rond depuis un petit moment déjà, il en profita pour leur demander le chemin. Après avoir passé un bon quart d’heure à leur expliquer que son accoutrement n’était pas le signe qu’il était un démon, les marchands avaient fini par le croire et lui avaient montré qu’il était à l’opposé de son lieu d’arrivée. Embêté en voyant qu’il s’était trompé de chemin, et réalisant qu’il était cette fois très en retard, il leur acheta un parchemin de téléportation et un autre de boule de feu (on ne sait jamais). Une fois la carriole partie (ils avaient d’ailleurs l’air pressé…), Rallen déroula le parchemin de téléportation et le lut à haute voix. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’il écorche légèrement la dernière syllabe. Un grand éclair bleu jaillit alors, et avant même d’avoir eu le temps de réaliser ce qu’il se passait, il s’était retrouvé en haut d’un arbre, au dessus de ses compagnons. Arbre duquel il tomba d’ailleurs aussitôt : il avait atterri sur une minuscule branche qui ne supporta pas son poids et s’écrasa sur la tête d’un de ses compagnons : Arthuval.
« Hem… Eh, bonjour les amis ! Comment va ? Fait beau, non ? », marmonna-t-il.
Il se releva alors avec un petit sourire gêné pour Arthuval.
« Désolé », murmura Rallen.
Armand dans son coin, dégustait le vin de la taverne.
« Deux secondes, je picole et j’arrive, lança-t-il à la cantonade. Ils sont où ??? [kaamelott], je les vois plus ! »
À ce moment, une être étrange lui apparut.
« Qui êtes-vous ? » demanda-t-il.
« Trouvez la salamandre sur une pierre et vous aurez tout ! » annonça la voix décharnée de l’apparition, qui disparut aussitôt.
Armand se réveilla à cet instant.
« Eh ! Oh ! Attendez-moi, j’ai fait un rêve étrange ! »
Il conta la prédiction à ses compagnons.
Artuval sentit un choc sur sa tête et ses épaules... Cela le déstabilisa. Il se redressa et vit... le magicien Rallen :
« Ah, mais vous êtes là, espèce de gland ??? Qu’est-ce que vous foutiez dans un arbre ? »
Audrey elle aussi était étonnée :
« Rallen ? Heuh, qu’est-ce que vous foutiez sur cet arbre ? »
Patanouc aussi :
« Rallen ? Mais d’où vous sortez comme ça, on dirait que vous arrivez du ciel. Vous savez voler ?? Par contre faudra rebosser l’atterrissage, parce que là c’est pas cool ! »

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MessageSujet: Re: La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents   Sam 20 Déc - 23:38

Rallen, un peu gêné, tenta de s’expliquer :
« Heu, euh... y avait un gobelin qui... et alors là... et donc en fait... et puis enfin... voilà, alors... euh... »
Puis, reprenant ses exprits :
« Y avait un gobelin dans l’arbre, alors je l’ai tué ! Oui môssieur, parfaitement, dans l’arbre ! »
Audrey questionna :
« Ah ouais, il y avait un gobelin comme ça tout seul dans un arbre ? »
Puis, entendant l’histoire d’Armand qui parlait tout seul :
« Hey, c’est quoi cette prédiction Armand ? Et c’est quoi une salamandre ? »
« Je sais pas non plus ce que c’est une salamandre... », avoua Armand.
« Une prédiction ??? Vous vous foutez de nous ? Vous vous êtes endormi à cause du picrate et voilà... Vous avez fait ce qu’on appelle communément un rêve, c’est tout ! », s’exclama Arthuval.
Il commençait à trouver le temps long, il fallait se hâter avant que le soleil ne se couche !! Et puis, gentiment, la collation de 16h approchait...
Patanouc semblait réfléchir :
« Une salamandre, c’est pas ce qu’ont les fakirs avec eux ? »
« Mais non, c’est un bâton de sorcier », expliqua Audrey.
« Ah bon, donc je sais pas ce que c’est. Un gobelin non plus je sais pas trop d’ailleurs », avoua Patanouc.
Armand, qui ne croyait toujours pas à un rêve :
« Oui, mais c’était bizarre tout de même ! »
« Bon, on va pas rester planter là comme des radis... on traverse cette rivière et si on trouve une salamandre, il sera toujours temps d’aviser... De toute façon, j’ai jamais bien su ce que c’était moi une salamandre », dit Arthuval.
Audrey s’enquit :
« Et le mec qui est apparu dans la prédiction, c’était un vieux ? »
« Rallen, vous auriez pas un dico ? », demanda Armand, « Et vous auriez pas des parchemins ? »
Audrey un peu déçue :
« En bref, personne ne sait ce qu’est un gobelin ou une salamandre, si j’ai bien compris », dit Audrey.
«Ben, faut voir si Rallen sait ! », ajouta Armand.
Patanouc en avait assez de réfléchir :
« Ouais, mais on s’en fout, on va pas buter un gobelin ni une salamandre, nous, notre truc c’est l’ogre. »
« Par contre, moi je sais que je vais pas me geler les noix pendant des heures à discutailler... On avance maintenant ! », s’énerva Arthuval.
« Ouais, c’est bon on va bousiller l’ogre et on récupère cette foutue pierre », appuya Audrey.
En voyant que tout le monde s’en fichait, Armand laissa tomber :
« Bon, faut trouver une clairière avec une pierre en plein dedans. Là-bas on fera une pause juste avant de rentrer dans la grotte ! Et je rentrerai le premier, car je suis éclaireur ! »
Arthuval se sentit réjoui de voir ses camarades reprendre le bélier par les oreilles !
« Quoi, c’est pas comme ça qu’on dit ? »
Il savait qu’après la rivière, le chemin serait facile jusqu’à la Pierre des Quatre Vents.
« Allons-y, nous vous suivons, seigneur Armand ! », s’exclama Arthuval.
Pendant se temps, Rallen qui ne savait pas trop quoi répondre à la judicieuse question d’Audrey, Rallen se contenta de lui tirer la langue en haussant les épaules. Mais il tenta tout de même de montre son savoir sur les salamandres :
« Une salamandre ? C’est comme un chien, je crois. Mais en plus long. Et plus petit. Et moins moche. Pas trop un chien, quoi... »
Il se tourna vers Armand :
« Des parchemins ? Ben j’ai un sort de boule de feu et... quelques trucs... »
Il regarda dans sa sacoche ce qu’il avait prit à la va-vite alors qu’il était en retard... Rien de bien faramineux. Des tas de choses inutiles, d’autres dont le nom n’était pas éctrit dessus, et quelques fioles sales dans lesquelles il ne savait même plus ce qu’il y avait. Toutefois, il afficha un air confiant.
« Avec ça, l’ogre, on ne va en faire qu’une bouchée ! »
Armand venait de comprendre qu’on lui demandait d’ouvrir la marche :
« Ah non ! J’ai dit dans la grotte ! Je vais pas me suicider tout le temps quand même ! »
« Il n’y a pas de danger entre ici et la grotte, de toute façon », le rassura Patanouc.
Ils marchèrent tous à côté les uns des autres pendant plusieurs minutes avant de trouver la clairière.
« Rallen, vous auriez pas quelque chose pour qu’on puisse voir dans la grotte mais sans torche ? Parce que je vas pas pouvoir tenir une torche et tirer des flèches en même temps », demanda Audrey.
Rallen réfléchit quelques instants. Il avait toujours sur lui son parchemin de vision diurne, dont il était le fier inventeur, mais il n’était pas très sur que cela fontionne dans une grotte. A vrai dire, il était plutôt conçu pour l’extérieur...
« Bah... après tout, on verra bien », dit-il pour lui-même.
Il tendit le parchemin à Audrey.
« Merci, mais en fait quelqu’un pourrait pas le lire à ma place, parce que je sais pas lire... », s’excusa Audrey.
Arthuval, qui réfléchissait au chemin à suivre :
« La pierre normalement quand on s’en approche, on doit sentir les Quatre Vents... »
Tous observèrent attentivement et aperçurent un gros rocher à une centaine de pas de là. Ils décidèrent de s’en approcher pour vérifier que c’était la bonne pierre...
« Incroyable, c’est bien celle-ci... Comment ça se fait qu’on ait trouvé du premier coup ? », s’étonna-t-il.
Il vit alors Raller donner un parchemin à Audrey :
« Eh c’est quoi ce machin ? On peut en avoir un aussi nous ? »
Audrey paraissait enchanté :
« On a trouvé la pierre, alors on fait une pause ? »
Armand semblait enfin comprendre la quête :
« En fait... il y a une pierre au milieu de la clairière... et une autre pierre dans l’ogre ! »
Il sentait ses compagnons découragés, il répliqua :
« La pierre qui est dans l’ogre, c’est une pierre précieuse bien sûr... car sinon cela ferait : la pierre précieuse des Quatre Vents... ça aurait été moins classe... »
Le pauvre Armand... Il croyait avoir trouvé l’explication et pouvoir informer les autres, alors qu’il était le seul à n’avoir rien compris...
« Alors non seulement il faut qu’on bute l’ogre, mais en plus, il faut lui ouvrir le bide ? C’est dégueulasse... », s’écria Audrey.
Non, visiblement Armand n’était pas le seul à n’avoir rien compris...
« Je savais que vous étiez pas des lumières, mais là... quand même ! On sait pas s’il y a une pierre dans l’ogre, puisqu’on sait pas ce qu’il garde comme trésor... », s’exclama Arthuval, au comble de l’exaspération. Il vit alors Rallen donner un parchemin à Audrey :
« Eh c’est quoi ce machin ? On peut en avoir un aussi nous ? »
« Ah non hein, j’en n’ai pas pour tout le monde moi ! », râla Rallen. « En plus, je suis même pas sûr qu’il marche... », continua-t-il dans sa barbe.
« Euh non, non c’est celui qui est devant qui doit avoir un parchemin », dit Armand, « sinon je me prends tout sur la tronche moi ! »
« Il faut que je fasse gaffe à pas vous tirer des flèches dans les miches aussi ! », ajouta Audrey.
« Je vous préviens, je sais pas lire. J’ai été assez fort pour pas tomber dans les travers de la société moderne ! », crut bon d’ajouter Patanouc.
« Bon allez, on est chaud, là ! On rentre dans la grotte, on bute le machin et après on verra bien si on le découpe ou pas... », cria Arthuval, « Allez-y Armand ! Et vous Rallen, filez-lui le parchemin qu’on vérifie s’il fonctionne... »
« Deuxième raison pour que je les lise : je sais lire ! », se vanta Armand.
« Il veut quoi l’éclaireur ? J’ai un parchemin de boule de feu... », proposa Rallen.
Il avait à cet instant complètement oublié à quelle point les marchands avaient eu l’air pressé quand ils lui avaient vendu. Ce parchemin fonctionnait-il correctement ?
Il donna le parchemin à Armand :
« Par contre, faut savoir lire... »
« Ben déjà, faudrait qu’on puisse lire dans le noir... », répondit Armand.
« Qui a les torches ? », s’enquit Arthuval.
« Pour qu’on puisse lire dans le noir, faut lire le parchemin que m’a donné Rallen et on dirait que personne ne sait lire, alors comment faire ? », demanda Audrey.
« Ah, ouais, et je n’en ai qu’un de ces machins de vision diurne, alors faut vous arranger entre vous ! », répliqua Rallen.
Armand se saisit du parchemin et commença à le lire :
« Bon, avec ça, j’espère que vous verrez dans le noir : patris etphili maké... Voilà ! »
Un éclair apparut :
« Mais... on voit plus rien ! », s’écria Armand, « ah oui, c’est normal, on est dans le jour, ça fait l’inverse ! »
Rallen marmonnait pour lui-même... C’était un parchemin de vision diurne qu’il avait donné à Audrey. Normalement, il n’aurait pas du avoir ce résultat...
« Rentrons dans la grotte, on verra bien ! », proposa Patanouc.
« Ben faudrait déjà la trouver... », ajouta Armand.
Arthuval observa Armand : ses yeux étaient lumineux comme des phares de voiture, ah non, comme des torches de cariole...
« Eh, mais vos yeux vont nous éclairer maintenant... C’est le même sortilège que celui que notre bon roi et seigneur Léodagan avaient reçu... »
Bizarre le parchemin de Rallen...
« Vous seriez pas allé acheter un parchemin à Merlin, vous ? », demanda-t-il à Rallen.
« Ou plutôt trouvé par terre un parchemin que Merlin aurait laissé tomber... », ajouta Patanouc.
Rallen sentit enfin son heure de glore arriver. Il allait pouvoir placer dans la conversation cette invention !
« Non, môssieur ! Ce parchemin, c’est bibi qui l’a inventé ! Et tout seul, s’il vous plaît ! Je n’ai rien contre le grand, l’illustre Merlin, au contraire, mais ce parchemin là, il est de moi ! »
Il sourit béatement, fier de lui.
Audrey secouait la tête avec désolation :
« Franchement, si on raconte notre quête, vaudrait mieux éviter ce passage, sinon on va passer pour des glands ! »
« Ouais, mais si on l’enlève... Il va plus rester grand-chose à part nos pique-niques... », rétorqua Arthuval.
« Bon, ben, on l’enlève pas et on passera pour des crétins... », se résigna Audrey.
« Qu’on enlève quoi ? Moi qui commençait à mieux voir... », demanda Armand, qui tournait en rond les bras tendus devant lui.
« Qu’on l’enlève ou pas, on passera pour des crétins... », conclut Patanouc.
« Ah la la ! Cessons de discutailler et entrons dans cette foutue grotte !!! », s’énerva Arthuval.
« Oui, mais moi, je vais juste être votre lampe ! », se plaignit Armand.
« Oui, ben justement, il nous faut une lampe alors arrêtez de tailler le bout de gras et rentrez dans cette grotte ! », cria Audrey à son tour.
« Ça y est ! Je vois magnifiquement bien ! », s’exclama Armand, « bon, je passe en premier, car je suis lampe-éclaireure ! »
« Je vous suis avec les flèches », dit Audrey.
« Euh, moi j’ai rien contre, mais si je me rappelle de l’ordre, c’était Rallen derrière moi ! », répondit Armand.
« Et moi je suis Audrey, comme ça je suis sûr de pas me prendre de flèche », ajouta Patanouc.
« Bon, d’accord, j’accepte Rallen », ronchonna Audrey, « mais je vais quand même pas me mettre tout derrière, parce qu je risque d’avoir du mal à l’atteindre de mes flèches sinon. »
Rallen se mit à la place qu’on lui avait donnée, suivit de tout le petit groupe qui entrait maintenant dans la mystérieuse grotte...
« Hé, Armand, faites gaffe de pas nous perdre, hein ? », dit-il nerveusement.
« C’est parti !! », s’exclama Arthuval qui emboîta le pas à Patanouc. « J’ai l’huile pour enflammer les flèches, si jamais... »
Fouillant son sac, Arthuval se rendit compte que la bouteille d’huile qu’il croyait avoir emportée était en réalité un bouteille de vin...
« Ah non, je me suis gouré... Tant pis, on aura du cache nez pour le retour...
Audrey se retourna outrée :
« Attendez ! Vous n’avez pas d’huile pour enflammer les flèches ? »

« On n’a pas besoin d’huile, on improvisera avec ce qui nous tombera sous la main. On s’est suffisamment entraînés à cette technique », les rassura Patanouc.
« Non, mais on s’en fout... De toute façon, on n’a pas de torche poru les enflammer !!! », ajouta Arthuval, un peu gêné quand même.
« Ouais, c’est pas faux », marmonna Audrey.
Les chevaliers progressaient l’un derrière l’autre dans la matière, il paraît que c’est comme ça qu’on dit... Le sol était glissant et les murs se resserraient.
« Eh, vous avez entendu ? C’était quoi ce bruit ? », demanda soudain Arthuval.
Tout le monde s’arrêta et écouta : il y avait effectivement un bruit. Serait-ce déjà l’ogre ?
« Ça doit être l’ogre, à mon avis on n’est pas très loin », murmura Audrey.
« Je sais pas, mais c’est tout près ! Il faut redoubler de prudence », ajouta Patanouc.
Arthuval écouta attentivement, puis dit :
« On dirait quelqu’un qui croque dans un truc croustillant... »
« Je commence vraiment à flipper... », annonça Audrey.
« Vous voyez quelque chose Armand ? Vous ne dites plus rien, c’est flippant », ajouta Arthuval.
Aucune réponse de se fit entendre. Toute l’équipe arriva dans un petit vestibule. On entendait, ce qui était maintenant certain, l’ogre. La tension était palpable.
« C’est moi ou le bruit se rapproche de plus en plus ? », demanda fébrilement Audrey.
« Il est vraiment tout près. A mon avis, il est juste derrière cette porte », répondit Patanouc en montrant un morceau de bois dans le mur.
« Bon, qui se dévoue pour ouvrir la porte ? », demanda Audrey.
« Voilà ce qu’on fait. J’ouvre la porte et quelqu’un entre en lisant le parchemin de boule de feu », expliquai vaillamment Patanouc.
Les chevaliers avancèrent jusqu’à la porte et tentèrent de l’ouvrir.
« Elle coince, cette saloperie de porte ! », s’exclama Arthuval qui avait prêté main forte à Patanouc.
Rallen chercha dans son fourbi quelque chose qui pourrait servir... Il ne trouva que des parchemins sans nom. Il en prit un au hasard, au cas où on l’attaquerait.
« J’ai peut-être des outils », s’écria tout à coup Armand.
« J’ai bien ma chemise, mais c’est trop mou », proposa Patanouc.
« Eh ! J’entends un crochetage de serrure de l’autre côté de la porte... Enfin, ça fait chrilling, ling, krinc ! », dit Armand.
« Ça serait pas plutôt l’ogre qui déplace des trucs, genre des pièces d’or ? », imagina Arthuval.
Rallen déroula son parchemin, prêt à lancer son sort dès que le truc qui était derrière la porte ferait son apparition... Mais ça aurait quand même été plus pratique de savoir ce qu’il allait lire...
« Faudrait que Rallen ait un parchemin pour ouvrir les portes ! », s’exclama Armand.
« Ah oui, mais vous vous rendez pas compte ! La magie est un art très compliqué ! J’peux pas créer 15 parchemins par minutes moi ! A la limite, j’peux tenter d’en lire un au pif... »
Disant cela, il se rendit compte qu’il ne leur avait pas parlé des parchemins dont il ne savait pas l’effet...
« Moi, j’ai une cuillère sur moi, peut-être que ça marchera... », proposa Audrey.
« Vous n’aviez pas un parchemin pour faire disparaître des trucs ? Ça pourrait marcher sur la porte ? », demanda Arthuval.
« Il faut chercher quelque chose pour défoncer la porte... Là ! Un os ! Ah, non, il est trop petit... », dit Patanouc en désignant un machin gros comme une brindille.

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MessageSujet: Re: La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents   Sam 20 Déc - 23:39

Audrey s’impatientait :
« Rallen, vous avez qu’à balancer un sort au pif, parce qu’on va y passer la nuit ! »
« Il fait noir, mais moi j’ai des yeux fluorescents, je peux regarder à travers la serrure ! », proposa Armand.
Rallen répondit à Audrey après avoir réfléchi à la manière d’amener au mieux les chose :
« Ben oui, mais ce matin, j’ai pas vraiment eu le temps de trier... à cause du gobelin, vous savez... »
Depuis qu’il avait dit que son gobelin était dans l’arbre, ça n’avait plus vraiment de sens... Enfin...
« Mais sinon, je connais une super astuce pour les portes ! En fait il faut un bout de métal avec au bout un anneau, et on le glisse dans la serrure et ça ouvre les portes ! », se précipita-t-il d’ajouter.
« D’accord, qui a un bout de métal avec un anneau ? », demanda Audrey.
« A la place de l’anneau, on peut peut-être utiliser ma chope ? », proposa Dyde plein de bonne volonté, l’anneau à son doigt projetant des éclats doré...
On se demandait d’où il sortait, mais trop occupés par leur problème du moment, les chevaliers ne remarquèrent pas son apparition...
« Non, mais en fait faut que les deux bouts de métal soient accroché... On appelle ça une clé... Sauf que j’en ai pas », précisa Rallen.
« Moi j’ai un bout d’os, ça peut remplacer l’anneau ? », répéta Patanouc, toujours muni de sa brindille.
« Bon, moi j’ai regardé par la serrure avec mes yeux fluorescents », annonça Armand.
Personne ne sembla l’écouter.
« Ben moi, j’ai la clé de ma cabane, mais vous croyez que ça va marcher ? », demanda Arthuval en sortant de sa poche un bout de métal avec un anneau...
« Ben... On peut essayer... », décida Rallen.
Il tenta maladroitement d’introduire la chope et le bout d’os dans la serrure, sans grand résultat, quand la bête de l’autre côté finit de crocheter... La porte s’ouvrit dans un grand fracas, écrasant le magicien derrière la porte.
« Rallen ? Ça va ? », se renseigna Audrey.
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaa a vos armes !! », beugla Armand.
« Boule de feu ! Boule de feu ! », hurla Arthuval.
« Attention, le gras des collines... euh non, je m’emporte un peu... Vite ! Vite ! », continuait Armand surexcité.
Entendant quelqu’un crier, Rallen tenta de se dégager de derrière la porte en hurlant :
« Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est l’ogre ? »
Audrey de son côté tirait autant de flèche à la minute que son arc le lui permettait :
« J’arrive pas à lui tirer dessus, les flèches ne le touchent pas », paniquait-elle.
Arthuval s’empara de son saucisson aux noisettes et tenta de distraire l’ogre avec :
« Ça marche ! Il est déconcentré. »
Armand, la peur dans ses yeux, arracha le parchemin des mains de Rallen et dit :
« Idhiqsionfioazghuishlsqjdfioqsiogshn ! Oups... il n’y avait pas de n à la fin... »
« Arthuval, donnez-lui votre saucisson : il va le manger et on pourra le tuer », s’écria Patanouc.
Armand lâcha son parchemin :
« Je vais lui lancer mon fenouille ! »
« Moi je vais l’assommer avec ma poêle à frire », s’écria Audrey.
L’ogre s’empara du saucisson et le dévora. Heureusement, le saucisson croustillait et cela sembla lui plaire. Son attention fut assez longtemps détournée pour que le fenouil l’atteigne en plein dans sa mouille et que la poêle à frire s’abatte sur son crâne...
« Il est parti où mon fenouil ? », demanda Armand. Dès qu’il le vit, il courut le chercher et ne remarqua pas qu’il passait sous le monstre.
« Je l’ai, je l’ai ! Oh, mais c’est le trésor ! Je l’ai trouvé ! »
Il était derrière l’ogre qui s’abattit presque sur lui.
« Il est mort, il est mort ! Hourraaaaaaa ! », exultait-il.
Patanouc, beaucoup plus calme, observa l’ogre :
« Il est peut-être juste sonné. Prenons le trésor et filons. »
« Tiens, je n’avais pas remarqué qu’il avait une poêle à frire comme chapeau », s’étonna Armand.
Parvenant enfin, grâce à l’agitation à se dégager de derrière la porte, Rallen vit enfin l’ogre :
« AAAAH ! C’est quoi ça ???? »
Il sortit le premier parchemin qui lui tomba sous la main : un parchemin faisant apparaître un grand festin, pour les jours de famine. Tous les aliments atterrirent directement sur l’ogre.
« Oh la la ! En plein dans sa mouille ! Ouaiiiiis ! Je l’ai tué ! Non ? Comment ça non ? »
Dans la panique, Rallen n’avait pas vu que l’ogre était déjà assommé avant sa pluie de nourriture.
« Venez, le trésor est là ! », cria Armand.
« Là, c’est sûr qu’il est assommé grave. Bon, chacun prend tout ce qu’il peut et on se barre ! », s’exclama Arthuval.
« Il était sympa ce sort, Rallen ! », complimenta Audrey.
« Merci ! », répondit Rallen. Il courut alors prendre le plus de choses qu’il pouvait, avant de s’éloigner à une distance raisonnable de sécurité, soit environ 400 mètres.
« Est-ce que vous avez toujours votre sort de téléportation Rallen ? Avec, on pourrait envoyer tout l’or directement à la taverne », proposa Armand.
« C’est bon, vous avez pris tout le trésor », demanda Audrey.
« Ouais, c’est bon, on se reposera dans la clairière », lui répondit Armand.
« C’est une bonne idée, on pourrait aussi récupérer la bouffe encore potable qui est sur l’ogre », ajouta Patanouc.
« Le parchemin de téléportation c’est une bonne idée », dit Audrey, « mais il ne faudrait pas que l’or atterrisse dans un arbre... »
« Ouais, ou dans les fouilles de quelqu’un d’autre », ajouta Arthuval.
Pour une fois que le clan avait réussi une quête sans trop passer pour des blaireaux, ils n’allaient tout de même pas risquer de perdre leur butin...
« Courrez, on avisera dans la clairière », dit Armand.
Rallen, qui, doté de son immense courage, avait déjà couru jusqu’au dehors de la grotte, n’avait pas entendu cette proposition. Néanmoins, il se rendit compte que dans la bagarre, il avait perdu pas mal d’objet, dont le fameux parchemin.
Tout le monde courut et se retrouva dans la clairière, épuisé, certes, mais heureux.
« Ça y est ! On a réussit ! », exultait Audrey.
« Moi je dis château bas... ou plutôt bonnet d’âne... non [kaamelott], je sais plus comment on dit », bafouilla Arthuval, « En tout cas, bon travail... Moi, je vais plus trop traîner... On se retrouve à la taverne ? »
Les fiers chevaliers retournèrent à la taverne, heureux de leur succès et aussi de pouvoir enfin prendre un repos bien mérité.

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La légende de la Quête de l'Ogre des la Pierre des Quatre Vents
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